Paris, Rencontre des Anciens : une famille, mille horizons

15 février 2026


Vendredi 13 février 2026, à Paris, dans une atmosphère à la fois chaleureuse et vibrante, accompagnée de Mme Danielle Obeid, j’ai eu la joie de rencontrer quarante-deux anciens élèves, unis par une mémoire commune et portés par un même attachement : celui des Saints-Cœurs Ain Najm.

Ce rendez-vous n’était pas pour moi une simple rencontre d’Anciens.
C’était un retour aux sources.
Un face-à-face avec le temps.

Des visages jadis rencontrés…
Des visages d’adolescents, parfois timides, parfois fougueux, parfois en quête d’eux-mêmes.
Et voilà qu’aujourd’hui, je me tiens devant de jeunes femmes et de jeunes hommes accomplis dans leur être et leurs actions.

Ceux que j’ai côtoyés comme responsable de Cycle, puis accompagnés comme Cheffe d’établissement… les voilà ayant tracé leur propre chemin de maturité. Je me trouvais en présence de personnes engagées, investies dans leurs domaines, occupant des postes remarquables, assumant des responsabilités avec compétence et intégrité.

Un sentiment confus m’a traversée.

Une immense joie, profonde et sincère, de les voir réussir leur parcours, de constater que les graines semées ont porté leurs fruits.
Et en même temps, une douce mélancolie… une tristesse silencieuse de les voir loin de leur pays, loin de leurs familles, loin de cette terre qui les a vus grandir. Leur savoir, leur créativité, leur audace s’investissent ailleurs. Le Liban vit en eux, mais leurs talents fécondent d’autres horizons.

Cette rencontre fut un tissage d’émotions.
Des souvenirs qui remontent comme des éclats de lumière.
Des rires partagés.
Des anecdotes racontées avec tendresse.
Des regards qui disent : « Nous n’avons pas oublié. »

Plusieurs promotions réunies, plusieurs histoires entremêlées… mais un seul cœur : celui de la famille d’Ain Najm.

Vendredi soir, à Paris, j’ai vu, incarnées devant moi, les valeurs que nous avons voulu transmettre : responsabilité, ouverture, engagement, foi, profondeur.

Et dans cette salle parisienne, loin de notre pays, j’ai compris une vérité essentielle :
Ain Najm est une appartenance.
Une mémoire partagée.
Une flamme qui continue de brûler, même à des milliers de kilomètres.

Oui, la rencontre fut profondément émotionnelle.
Parce qu’elle m’a rappelé que l’éducation est un acte d’amour…
et que l’amour, lui, ne connaît ni frontières ni distances.

                                                                                                         Sr Nawal Akiki